ON PARLE DE NOUS

La ferme et les carrières de Confrécourt

source : hodelots.free.fr/berny/confrecourt

La ferme de Confrécourt était une véritable forteresse. Les ruines actuelles le montrent fort bien. Elle fut construite par des moines. Les premiers écrits où elle est mentionnée datent de 893. Sa position en faisait un excellent point d’observation de la vallée de l’Aisne.

Vendredi 11 septembre 1914 au matin. Des tirs d'artillerie se font entendre vers le sud, dans la direction de Villers-Cotterêts. À 2 heures de l'après-midi les soldats allemands entrent dans la ferme. Ils commencent à préparer la ferme pour se défendre en faisant des meurtrières dans les murs.

Pourtant au cours de la nuit, les troupes allemandes, curieusement, abandonnent la place et battent en retraite. Les chasseurs alpins français occupent la ferme cette même nuit.

Le jour suivant, le 12 septembre, la ferme est victime d'un bombardement de l'artillerie allemande. La ferme tombe en ruines et ne sera plus jamais réinvestie par Allemands. Du 13 au 20 septembre 1914, la première bataille de l'Aisne fait rage. La 6e Armée française s'oppose à la 1re Armée allemande. Le 20 septembre, les Allemands attaquent massivement afin de prendre Fontenoy et repousser les Français de l'autre côté de l'Aisne.

La ferme de Confrécourt se trouve entre Vingré et Fontenoy. La défense de la ferme de Confrécourt par les Français est héroïque : 400 hommes résistant à l'attaque de deux régiments allemands. Sans interruption, des morceaux de remparts, de hangars, de toits sont détruits.

Le 16 septembre 1914, les médecins et les infirmiers du 216e RI s'installent dans les carrières au nord ouest de la ferme de Confrécourt. A son maximum, la carrière appelée "l'Hôpital" a accueilli 400 blessés. Une deuxième appelée "1er zouaves" a hébergé 300 hommes. Les carrières sont utilisées comme hôpital et comme abri sûr pour les soldats revenant des tranchées.

Le complexe de galeries ressemble aux catacombes romaines. Celles-ci mènent à des salles profondes. Du côté droit, les salles sont employées par les officiers, du côté gauche elles servent d'entrepôt. La chambre des officiers a une large cheminée où ils peuvent se réchauffer. Pour ceux qui reviennent des tranchées les carrières représentent le luxe : un abri sec, de la paille pour dormir, quelques meubles et du feu. Des grandes chambres abritent les hommes de troupe. Ils peuvent s'y reposer, dormir, jouer aux cartes ou écrire des lettres en toute sécurité.

Et comme ils ont quelques temps libres, ils ont laissé leur empreinte dans la pierre meuble. Les sculptures et bas-reliefs qu'ils nous ont légués sont désormais célèbres. Ils aménagent en particulier de magnifiques et émouvantes chapelles, où leurs aumôniers célèbrent la messe. Le père Doncoeur fut l'un d'eux et a souvent dit la messe dans la chapelle du 1er zouave, et béni les hommes du 35e RI et du 298e RI juse avant qu'ils montent en première ligne, par l'escalier qui part juste à droite de l'autel.

La ferme médiévale avant la guerre entrée de l'hôpital pendant la guerre entrée de la carrière du '1er Zouaves' la chapelle du père Doncoeur Messe dans une carrière plaque commémorative du 35e RI Ruines de la ferme de nos jours Les carrières aujourd'hui