ON PARLE DE NOUS

La genèse du projet

Projet Offrir un témoignage du savoir-faire expression des Guides et Scouts d'Europe à l'occasion des vingt ans de la route chantante (1993), en associant toutes les ressources humaines et techniquement du mouvement dans ce domaine (notamment des ETN, équipes techniques nationales) pour une réalisation d'envergure.

Objectif Partager la richesse de ce que vivent les jeunes adultes dans notre mouvement : créer de la beauté lors de nos routes et camps ; goûter un style scout profond et joyeux en inter-maîtrises ; vivre une saine complémentarité entre les générations et entre les garçons et les filles.

Pitch Cinq amis étudiants, dont trois scouts, participent à un camp de chefs à Confrécourt, juste sur la ligne de front de la guerre de 14. Ils découvrent des lettres de poilus…

La théorie En cinéma, ce terme désigne le message, le "slogan" du film.

Le film fera décourvir ce qu'est "la joie du vieux campeur" :

  • la beauté, la simplicité et la vérité conduisent au bonheur
  • le scoutisme donne une joie profonde
  • une aventure humaine d'amitié et de partage

Cette fiction constitue un authentique témoignage sur le scoutisme. Le film parle de l’expérience communautaire, de l’authenticité des relations et, plus généralement, de ces valeurs qui ont fondé le scoutisme : la fraternité, la beauté, la simplicité et la vérité. C’est l’esprit de la Route, la branche aînée du scoutisme, qui est ici montré

Réflexion "1914 - Le Secret de Confrécourt", un film sur le scoutisme ou sur la guerre de 1914-18 ?

Ni l'un ni l'autre ! Ou les deux ! Notre film présente la vie scoute à travers une fiction qui mêle, à la "grande histoire", celle de cinq amis réunis pour un camp de chefs. Il fait découvrir à ces personnages comme aux spectateurs un lien fort entre les jeunes d'aujourd'hui et ceux d'il y a cent ans.

  • La Grande guerre est bien présente, car elle marque encore aujourd'hui la terre de Confrécourt (la ligne de front où elle se situe fait l'objet d'une étude pour le classement comme patrimoine mondial de l'Unesco). Pour les jeunes de 2014, c'est une découverte : leurs grands-parents n'ont pas connu cette guerre, leurs cours d'histoire n'approfondissent pas cette période. En cette année du centenaire de la première guerre mondiale, notre film une occasion de leur faire toucher du doigt cette page de l'histoire de notre pays et de l'Europe. La mémoire a un rôle pour aider les jeunes à trouver le sens qu'ils veulent donner à leur vie.

    Cependant, il existe déjà beaucoup de films sur la guerre de 14-18 et nous sommes conscients d'être loin d'avoir toutes les compétences et les moyens pour faire un film historique !

  • Le lien avec le scoutisme existe bel et bien. Cette guerre, ce lieu, sont à l'origine de l'engagement du père Doncœur dans la branche route du scoutisme. C'est en pensant au sacrifice des jeunes gens de 14-18 — qu'il avait accompagnés comme aumônier des tranchées — qu'il a voulu former les jeunes des années de l'entre-deux-guerres en leur posant cette question profonde : "ça suit ?" L'action du père Doncoeur ne se limite pas à cette période. Orateur et prêcheur, aumônier de la route, promoteur du chant scout, initiateur des comédiens routiers, lanceur d'un retour des pèlerinages à pieds, initiateur des retraites de fiancés et de foyers, précurseur de Vatican II dans le domaine liturgique… sa personnalité est pleine de facettes passionnantes ! Notre scoutisme, particulièrement les équipes expression, puisent constamment à cette source.

    Mais réaliser un documentaire sur la vie du père Doncoeur n'est pas non plus notre propos. Là encore, nous n'avons pas toutes les connaissances documentaires qu'il faudrait. Nous préférons vivre ce qu'il a apporté au scoutisme et simplement faire savoir à nos jeunes ce qu'ils lui doivent.

  • La vie scoute en inter-maîtrises réunissant des chefs et cheftaines d'une vingtaine d'années avec leurs commissaires (responsables départementaux), voilà l'univers de ce film. Un camp un peu particulier où — comme les membres de la route chantante de 2011 — des jeunes découvriront le lieu de Confrécourt, son histoire tragique, la figure du père Doncoeur et de ces jeunes gens de leur âge qui ont donné leur vie, pour leur pays, mais finalement pour nous aussi. Ce n'est pas un retour nostalgique vers le passé mais une source d'espérance. Il nous apprend à nous donner et non nous garder, égoïstement. Tout est dans la façon dont on se donne dans les petites choses comme dans les grandes. C’est cela qui donne la joie.

    Un témoignage sur le scoutisme vécu par des jeunes de vingt ans, une manière de répondre au père Doncœur : "oui, ça suit !" tel est notre film.

J'ai 20 ans ! Les scouts routiers et guides-aînées ont autour de vingt ans. Les personnages du film, Anne-Claire, Bénédicte, Charles, Pierre et Antoine, sont des jeunes d’aujourd’hui qui, à l’occasion d’un camp de chefs à Confrécourt, vont se trouver confrontés à l’autre, à eux-mêmes, mais aussi à ces jeunes qui avaient, eux, vingt ans en 1914…

  • J'ai 20 ans, je suis étudiant

    Humour et décontraction, plaisanteries et blagues de potaches, flashmob improvisé et « cours de dialectique » : bref la vie d’étudiant, qu’on soit scout… ou pas !

  • J'ai 20 ans, je suis seul

    Découvrir une communauté fraternelle, vivre pleinement l’instant présent au milieu de ses amis : tout le scénario du film tourne autour de l’amitié qui unit les personnages. Une amitié que recherchent activement ceux qui, comme Bénédicte, fuient leur solitude.

  • J’ai 20 ans et je suis chef scout

    « Faire de notre mieux avec la volonté de le faire bien ». Le spectateur sera frappé par la gaieté et la joie qui émanent de la communauté des jeunes. C’est dans une véritable communion que se déroulent les activités du camp, chacun respectant les fonctions de l’autre et apportant son concours à la bonne réalisation des tâches. L’harmonie, la fraternité, la solidarité sont au cœur de cette aventure scoute.

  • J’ai 20 ans, je suis « no-life »

    Peut-on vivre à vingt ans, même quelques jours, sans ordinateur et sans téléphone mobile, en pleine forêt ? Où nous verrons que la vie en plein air, l’exploration de la nature, l’esprit d’aventure du scoutisme, tout comme la marche, le jeu, le chant ou la danse, peuvent se révéler de formidables outils de communication…

  • J’ai 20 ans, j’aime une fille

    Dans le groupe d’amis, scouts et non scouts, dont nous suivons les aventures le temps d’un petit camp, le jeu de la séduction n’est jamais très loin et l’amour couve parfois sous l’amitié…

  • J’ai 20 ans, je suis soldat dans une tranchée

    Tout au long du film, deux histoires se croisent. Celle des jeunes qui participent à un camp de chefs à Confrécourt, et celle des soldats de 14 qui se battaient ici-même, cent ans plus tôt. Tout témoigne de leur présence sur ce lieu : les sculptures et les graffiti, les inscriptions gravées dans la pierre, des dates, des noms… Et aussi ces lettres de poilus, surgies du passé, lien ténu, fragile – et cependant bouleversant – entre deux générations.

  • J’ai 20 ans, je suis français, il est allemand j’ai 20 ans, je suis allemand, il est français

    Sur ce site, comme sur tant d’autres, Français et Allemands ont vécu, souffert, et sont morts, à quelques centaines de mètres les uns des autres. Les scouts vont découvrir la réalité des tranchées et de ces vies sacrifiées de part et d’autre de la « ligne de front ». Pour « que la paix remplace à jamais la guerre », plus que jamais, resserrer les liens d’amitié : c’est le message de paix qu’ils recevront de leurs aînés.

  • J’ai 20 ans, je vais mourir !

    Sur les lieux d’une bataille qui fut meurtrière, la voix d’un « poilu » d'une vingtaine d'années traverse le siècle jusqu’à nous.

  • J’ai 20 ans, est-ce que ça suit ?

    Confrécourt est à l’origine de l’engagement du Père Doncoeur dans la branche route (aînée) du scoutisme. Aumônier militaire sur ce site pendant la première guerre mondiale, c’est en pensant au sacrifice des jeunes de 14-18 qu’il a voulu former les jeunes de l’entre-deux-guerres. Les Guides et Scouts d’Europe gardent vivante la mémoire du père Doncoeur et le style qu’il a impulsé à la route. Ces jeunes vont aller à la rencontre de cet homme de paix et de foi, et répondre à l’appel qu’il avait coutume de lancer : « Les jeunes, est-ce que ça suit ? ».